Vidéosurveillance : la mode ruineuse et liberticide atteint Lille
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Mardi 30 mars, la ville de Lille a installé place des Reignaux, les premières caméras d’un plan d’équipement plus large, comprenant un centre de supervision urbain. EELV Lille rappelle que les élu·es écologistes se sont opposé·es à ce plan.

En effet, dans son rapport d’octobre 2020 sur les polices municipales, la Cour des Comptes écrit une nouvelle fois qu’« aucune corrélation globale n’a été relevée entre l’existence de dispositifs de vidéoprotection et le niveau de la délinquance commise sur la voie publique, ou encore les taux d’élucidation ». Or, si on en croit les évaluations de ce rapport, le centre de supervision et les 50 caméras prévues pourraient coûter autour de 300 000 euros par an. Quel intérêt si ce dispositif est inefficace ?

Quant à l’article 35 du RGPD européen, il relève que « la surveillance systématique à grande échelle d’une zone accessible au public » fait partie des dispositifs susceptibles « de présenter un risque élevé pour les droits et libertés des personnes physiques ». Est ce vraiment ce que l’on souhaite pour Lille ?

Plutôt que de gaspiller cet argent dans des équipements inefficaces et liberticides, EELV encourage la ville de Lille à investir dans ce qui a déjà fait ses preuves : l’urbanisme favorable à la sécurité, la présence humaine, la prévention et le travail social.

Lise Daleux, co-secrétaire EELV Lille

Simon Jamelin, co-secrétaire EELV Lille